dimanche 11 janvier 2009

En parlant d'Ap-photo... Ici, je rendrais hommage à mon cher Olymp's FE300 sans qui, je n'aurais pu survivre, ces derniers mois.
En effet, apres une affreuse et malencontreuse aventure, je me suis retrouvée sans appareil photo, rien !
(Ici, cris déchainés de la foule)
Il y a du bon et du mauvais, dans cette affaire.
Hem, pour commencer, j'ai définitivement et momentanément perdu le gout de l'argentique.
J'ai tellement la gâchette facile que les 36 poses, je les faits en un quart de tiers d'heure.

Si c'est y pas triste, ça...
Avant, je regardais dans la ptite lucarne, comme à travers un mini hublot rectangulaire et je fermais un œil, pour une concentration (presque) palpable.
Maintenant, je regarde sur un ptit écran, et déjà, j'ai un pseudo aperçu du résultat, avant même de grimacer, pour même un semblant de reflection, rien.

Avant, je regardais longuement et minutiesement le ciel et l'horizon, avant de dégainer l'Ap-photo.
Maintenant, je prends mes paysages en mode RAW, et mes portraits en rafales...

Avant j'étais inquiète et en même temps surexcitée, à l'idée de voir enfin et surtout "toucher" mes 36 cheres photos adorées.
Maintenant, je peux faire défiler mes 500 et quelques photos sur mon écran, sans jamais les imprimer ni même les regarder longuement, avec émotion ou déception...

Ne vous détrompez pas, je suis toujours autant émue devant une photo... euh, émouvante, par exemple.
Mais plus comme avant.

Avant, la technique et (encore moins) la retouche n'avaient que peu d'importance, quand la seule preuve du passé était un bout de papier plus très glacé et jaunie par le temps et les paluches...
Maintenant, je grave des CD et remplis des sites de photos de vacances, pour toute ma famille.

Quand j'étais gosse, le pola' était une mystérieuse boite magique qui avait le pouvoir de figer le temps, quand on en faisait le voeu (ben quoi ? J'avias bcp d'imagination)
Maintenant, mes petites cousines font des montages photos, a partir de leurs portables respectifs. Les mêmes montages qu'elles s'échangent apres sur méséne et mayspéce.

Plus j'écris et plus j'ai une envie irrésistible de réquisitionner une chambre noir pour développer des films zet des films.

La chambre noir et moi.
Jamais je ne me sens aussi moi-même et si simplement heureuse d'être là, dans une semi-pénombre couleur rouge brique, à jouer les chimistes farfelues, tout en évitant de recevoir les pinces à linges en pleine tronche (non que je ne sois particulierement grande).
J'aime cet instant magique ou la blancheur froide du papier glacé laisse place a une expression, une mimique familière ou a un endroit que j'ai vu de mes yeux et de mon objectif...

Et à cet instant, un sourire qui se fait rare chez moi, se dessine tout à coup, sur mon visage. Jusqu'aux oreilles, quelques fois...

Je crois que le métier de photographe ne s'arrête pas à la porte du studio ou au rembobinage du film. Il doit forcement se poursuivre au labo où la réelle magie opère.

Maintenant, je n'y ai pas forcement toujours accès et c'est tant mieux, sinon je ne sortirais plus que pour me réapprovisionner (en photos NDLB)...

C'est drôle. Maintenant que j'ai écrit toussa, je me remémore deux trois anecdotes argentiques qui me font dire que finalement, acheter (enfin) un reflex numérique digne de ce nom ne signifie pas forcement bouder l'argentique.

Bien au contraire.
Pour moi, la photo reste avant tout un réel plaisir indescriptible qui me fait perdre toutes barrières, ou presque.
Quand j'ai un Appareil photo entre les mains, je ne vois plus l'Inconnu comme tel, non. L'Inconnu est une toile de fond, pour moi. Rarement un sujet véritable (j'ai encore assez de mal à arracher une personne de la foule pour la poser là, en personnage principale de mon monde figé), mais indéniablement un élément dont je ne peux me passer.

Autrement, je ne ferais que des photos de paysage nature ou de mariage en officielle (hem, sujet à venir) ou tout le monde est d'accord par défaut...

Les fleurs se font bien belles pour êtres prises en photos, non ?
...
En résume, je dois reprendre l'argentique, m'offrir un reflex jolie comme une fleur et... (re)trouver du boulot. Un boulot qui m'excitera un peu plus que ce que j'ai fait jusqu'à présent.

Les photos de mariages ça va un jour, mais quand les choix artistiques possibles se résument à "je souris, tu me photographies", faut changer d'approche. Radicalement.

Quelque fois, je me dis que c'en est trop et qu'il vaudrait mieux que je me concentre sur autre chose (sculpture, peinture, dessin, écriture... à quoi est ce que je ne m'essaye pas ?), mais j'en reviens toujours à la photographie, sais pas pourquoi.

D'ailleurs, c'est peut être bien cela qui m'empeche d'aller de l'avant une bonne fois pour toute. Me jeter à l'eau et tout faire pour que "ça marche ou ça casse" definitivement.

Aïe. La vérité c'est que je suis une trouillarde qui ne prend jamais de risque, jamais plus qu'il n'en faut.
L'autre vérité (que je nierais fermement dés que le soleil sera levée), la triste vérité c'est que me laisser plusieurs "options" est une façon, ma façon bien pathétique de m'éviter toute confrontation avec la réalité vrai.
S'il s'avérait que finalement je n'avais aucun talent pour rien de rien, je me verrais dans l'obligation de péter un cable dans le plus pure art... En un mot : dépression ?

Je connais bien ce mot qui tourne autour depuis 5 ans...

Hem, bon. je vais aller faire un tour dans mon jardin encore maculé, voir si je peux attraper froid...
Tiens, je vais prendre des photos-surprises !
(Définition: photos dans le noir -presque- total, en mode flash aveuglant. Ça va faire hurler le chien de mes voisins, mais cpas grave.)

Re. glacée, je suis. surtout les extrémitées des doigts. Je ne sens presque plus mes mains...
...
Puisque le sommeil me boude toujours autant, je vais aller decepas me preparer un bon bain chaud et ptêtre bien jouer avec mes petits doigts.

2H14...

Pas l'moral.

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