mercredi 11 mars 2009

E moi de la nuit...

Je suis deux, et quelques fois, je n'y comprends plus rien...

Je suis la fille de bons conseils qui étudie la morphopsychologie, parait plus âgée et est, pour le système, en échec total.
"Je suis plus malheureuse en cour, qu'en dehors." Voila la seule raison que j'ai trouvé à répondre, à l'époque, à mes proches.
La vérité, c'est que je ne sais toujours pas ce qui s'est passé et ce qui se passe (pas). En témoigne (oupas) les dizaines de messages enfoui au fond de ma corbeille (brouillon).

S'y ajoutera çuici. A voir.
[...]

Difficile pour une fille pudique et discrète (mais aussi trash et chiante - à venir) comme moi de parler... de moi.
Moi, celle qui aime l'automne, la nuit et les rideaux de pluies devant ma fenêtre, certains soirs...

Il y a(ura) trop de "moi", quand ironiquement, il n'est jamais question de moi, en dehors de ces lignes.

Je suis fatiguée d'entendre cette petite voix, qui m'intime d'abandonner. A chaque fois. Que je n'en suis pas capable, que je ne sais pas faire, ne peux pas...

C'est peut être pour ça, que j'aime tellement les points de suspensions: ma vie en est remplie.

Dans les livres, je m'arrête aux trois petits points, pour respirer, apprécier la tournure de l' histoire, boire une gorgée de jus de C.
Dans ma vie, je suffoque, alors j'arrête tout, avant qu'un point final ne vienne se dresser en un barrage definitif et negatif, devant moi.

Je, moi... je pense que je devrais écouter un de mes si bons conseils, et arrêter de vivre entre parenthèse. Me mettre sérieusement à la photo ou au dessin ou à l'écriture ou je ne sais pas, ou autre chose.

Commencer, réaliser et surtout achever un projet, juste pour voir.

Ce n'est pas de courage, que je manque, ça c'est sur. Sinon, comment aurais je supporté ce nœud, là, qui se resserre un peu plus, dés que je fais mine de l'oublier ?
5 ans. Cela fait 5 ans, une demi décennie, le quart de ma vie, que ça dure.

Ou plutôt que rien ne dure, syndrome des trois petits points oblige...